Samedi 20 juin 2009
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13:24
Je me souviens de cet instant
divin,
En ce doux et brumeux matin
Pyrénéen,
Où je découvrais le rythme de
la vie,
Laissant mes pas me guider
vers l’infini...
La nature faisant son
merveilleux labeur,
La terre féconde se réveillait
de sa torpeur...
Je me promenai sous les grands
châtaigniers,
Et les bogues éclataient sous
mes pieds,
En un craquement sonore et
bruyant,
Se répercutant dans le silence
ambiant...
Les fleurs ouvraient leurs
calices vermeils,
En souriant aux premiers
rayons du soleil...
Des senteurs de champignons,
de fougères
De mousse, de noisettes et de
primevères,
Subrepticement m’enveloppaient
et me grisaient,
Et tel un oiseau ivre d’amour
je m’envolais,
Par delà mes souvenirs et mes
espérances,
Retrouvant le berceau de mon
enfance…
Je tournoyais au dessus des
pics majestueux,
Me roulant dans les névés
immaculés et mystérieux…
Je survolais les vals secrets
et verdoyants,
Où les ruisseaux lançaient des
éclairs d’argents...
Je frôlais la cime des arbres
où le vent s’engouffrait,
Faisant courber l’échine de la
forêt qui gémissait...
Je tournais et virevoltais
totalement en symbiose,
Dans la tiédeur de cet aurore
aux doigts de roses,
Et je voyais dans ce tableau
du peintre de l’univers,
Se profiler l’accord parfait
du ciel et de la terre...
Les yeux fermés je me laissais
aller à mes pensées,
Bercée par le murmure du temps
que je venais d’arrêter...
A cette heure matinale ou
s’éveillait la vie,
La forêt devenait une
éternelle symphonie...
Ô, moun païs, qué t’aymi tant…
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